Comme son nom l’indique, un trouble du comportement alimentaire définit un rapport « bizarre » avec l’alimentation. Normalement, manger est simple, naturel, coule de source. Mais si l’aliment devient un « ennemi », il faut faire la paix.
Quel est le problème ?
Certains ne pensent qu’à « ça », d’autres se baladent avec l’équivalent d’un mini-supermarché dans leur sac, d’autres encore avalent des tonnes de nourriture sans plaisir… À chaque problème correspond un terme scientifique. Tout comme l’obésité, ces troubles de la conduite alimentaire sont en recrudescence.
- Le craving : fringales de stress et attirance pour les aliments gras et sucrés, surtout en cas de coup de nerfs. C’est le classique déficit en Sérotonine.
- L’orthorexie : correspond aux personnes obsédées par les valeurs caloriques, la teneur en minéraux et en vitamines de tel aliment, la présence ou non d’oméga 3, l’attrait irraisonné pour le bio, etc. Le « mangeur sain » obsessionnel.
- Le nighteating : la célébre descente dans le frigo toutes les nuits ou presque.
- Le grignotage : manger sans faim en dehors des repas (généralement des horreurs : on grignote rarement des haricots verts vapeur…).
- L’hyperphagie prandiale : un mot bien français qui signifie que vous mangez trop aux repas.
- Le binge : c’est l’hyperphagie prandiale XXL. Le binge concerne souvent des personnes déjà obèses.
La plus grande erreur serait de croire que dans les problèmes relationnels avec la nourriture, le responsable, c’est l’aliment. Ce dernier n’est que le mode d’expression d’un trouble psychologique. Se faire aider par un thérapeute ou un psychologue peut être fort utile. Il n’y a aucune honte à cela.
Les bons réflexes :
- Prendre conscience du problème. Ècouter son entourage s’il nous met en garde depuis quelque temps.
- Décider d’arrêter de se « faire du mal » avec l’aliment. Soit seul, soit en consultant.
- Déplacer son obsession sur un terrain moins dangereux : la philatélie, le tai-chi, le ménage, la lecture, l’alphabet au point de croix.
