Émotions et aliments sont liés par les liens sacrés du mariage. Les amoureux vivent d’amour et d’eau fraîche, c’est bien connu, tandis qu’une forte contrariété nous propulse directement dans la cuisine afin de réparer l’affront commis. Autrement dit, il n’est pas rare de confondre émotions et nourriture.
Quel est le problème ?
En cas de manque affectif, de troubles émotionnels, la nourriture est un substitut. C’est vrai, les aliments gras et sucrés apaisent. Le problème c’est que, d’une part, manger ne règle pas le dit manque ni les dits troubles et que, d’autre part, si la situation dure, les calories s’additionnent et s’installent gentiment sous forme de matelas graisseux dans votre corps. Et deviennent eux-mêmes un vrai nouveau problème… émotionnel !
On a trop tendance à confondre « amour » (ou amitié) et nourriture. Des phrases comme « Ce n’est pas bon ce que je te prépare à manger ? » ou « Pense à tous ceux qui meurent de faim : finis ton assiette. » sont des bombes à retardement. Donc, on ne les dit pas !
Si vous ne reprenez pas du plat préparé par votre amie Gisèle, c’est simplement parce que vous n’avez plus faim : cela ne modifie en rien vos sentiments amicaux pour elle !
Ne prenez pas l’aliment comme arme pour régler un mal-être, ni comme mode d’expression. Vous n’allez rien régler du tout et surtout pas vos problèmes de poids !
Le tabac perturbe la digestion et ballonne. Mais à jeun, c’est encore pire : il irrite violemment le système digestif. Il modifie la perception du goût et, forcément, les choix alimentaires : les fumeurs mangent plus gras et plus sucré, mais moins frais et moins « végétal » que les non-fumeurs. Le tabac déséquilibre donc l’alimentation. Il favorise les fringales.