Manger léger est évidemment une bonne chose. Mais les produits allégés sont une tout autre histoire. Globalement, ils n’ont aucun effets, ni positif, ni négatif.
Quel est le problème ?
Un produit allégé n’est pas forcément un produit léger. Il est « allégé » par rapport à un référent plus « lourd ». Nuance.
Des chips « allégées » restent ainsi extraordinairement caloriques. Ex : les light n’apportent « que » 500 calories/100 g, alors que les « classiques » en renferment… 550.
Certains allégés sont intéressants, d’autres non. Parmi les produits recommandables : le jambon maigre, les confitures allégées en sucre.
On mange parfois le double de produits light sous prétexte que certains sont moins caloriques. Et ne noyez pas vos frites sous la mayonnaise parce que vous sucrez votre café avec une « sucrette » !
Manger à tout prix des produits minceur au mépris de nos envies est très mal vu des nutritionnistes. C’est un trouble du comportement alimentaire, nommé l’orthorexie.
Les gourmets foncent le nez, malgré les progrès accomplis par les industriels quant aux saveurs. Si certains fromages allégés ressemblent toujours désespérément à du plâtre, on trouve des biscuits tout à fait comestibles. Et les « plats allégés » ressemblent davantage à nos plats traditionnels en moins gras. Pourquoi pas…
Les bons réflexes :
- On pense léger d’une manière générale : une vinaigrette maison coupée d’eau, des parts plus petites, de la fleur d’oranger ou des épices dans un dessert plutôt que de la crème ou de l’alcool, etc.
- Les allégés, c’est seulement si on aime. En manger ne fait ni maigrir vite ni gagner un gramme.
On peut éventuellement y faire appel très ponctuellement après un repas trop calorique ou parce qu’on n’a rien d’autre à se mettre sous la dent, pourquoi pas… Mais pourquoi prendre un « faux » repas à la place d’un vrai ?
Si vous êtes « obligé » de faire des virées régulières à la sandwicherie le midi, ce n’est pas une malédiction.
