La chrononutrition, c’est l’art de manger ce qu’il faut quand il faut. Autrement dit consommer les aliments correspondant à nos besoins physiologiques du moment. Ça n’a de rien nouveau, le plus reculé de nos ancêtres les plus primitifs se nourissait ainsi, régi par ses instincts.
Vous ne mangez rien le matin ? et le soir vous engloutissez des dîners pantagruéliques, avec chariot des desserts à volonté ? Tout faux. Sans retourner au temps des hommes de Cromagnon, écoutez vos pulsions instinctives, calquées sur nos gènes qui, eux, n’ont pas évolué d’un iota.
Quel est le problème ?
Nous sommes conçus pour manger :
- gras le matin ;
- dense le midi ;
- sucré l’après-midi ;
- léger le soir. (Dans l’absolu, si l’on devait sauter un repas, ce serait celui-ci).
Comme vous le constatez aisément, ce modèle correspond en tous points à… l’opposé de ce que nous mangeons d’une manière générale. Or, ces grands principes de chrononutrition se réfèrent aux sécrétions enzymatiques et hormonales du corps, et méritent donc qu’on s’y attarde.
Le matin, nous sécrétons beaucoup d’enzymes pour digérer les graisses (lipases) et un petit peu d’enzymes pour digérer les protéines (protéases).
À midi, nous fabriquons toujours des protéines (l’organisme a besoin de protéines pour se reconstruire sans cesse) mais aussi des amylases (pour prendre en charge les sucres lents des céréales et des légumes, par exemple).
Dans l’après-midi, grosse fabrication d’insuline, l’hormone qui permet l’assimilation des sucres : c’est le moment de manger sucré, et c’est même fortement recommandé, sinon le corps risque d’aller piocher dans ses réserves de protéines. Goûter obligatoire !
Le soir, les sécrétions digestives sont au repos. Autrement dit nous mettons plus de temps à assimiler les aliments, et donc nous les stockons facilement. Prise de poids à l’horizon.
Les bons réflexes :
- Plus la journée avance, moins il faut manger.
- Il peut parfois suffire de modifier l’heure à laquelle on avale ceci ou cela (sans retrancher une seule calorie de son alimentation) pour que le corps gère mieux le tout et que l’on arrive à mincir.
